La rencontre avec le cheval change les vies; certains commencent l’équitation pour le plaisir, d’autres pour s’endurcir ou pour surmonter des peurs. Celine devait vaincre sa grande timidité et son côté introverti. Elle se trouvait à poney à six ans sous l’impulsion de sa maman, Simone.
A partir de ce moment, le cheval est devenu une libération pour elle. Très naturellement, elle s’est sentie plus à l’aise en compagnie des équidés que des enfants de son âge. Ce qui était un passe-temps au départ est devenu sa plus grande passion, guidant sa vie depuis ce jour. Les chevaux lui ont toujours inspiré le bonheur, la confiance, un sentiment de liberté ainsi qu’un rapprochement avec la nature. Elle s’est orientée vers le dressage afin de rechercher, un peu comme dans le patinage artistique, la grâce, la finesse, la perfection du mouvement et ainsi présenter le cheval dans toute sa noblesse.
Sa relation avec les chevaux est devenue encore plus forte depuis 2008, l’année de son accident. Tout aurait porté à croire qu’après ce tragique événement, elle se serait éloignée de ses compagnons ; mais c’est auprès de ses chevaux qu’elle a entamé sa « résurrection »: elle devait tout réapprendre.
Plus forts que la crainte, la passion et l’amour de l’animal, aussi sensible que majestueux, l’ont poussée à se lancer dans le défi afin de récupérer ses capacités. Ayant inversé le sort, cet épisode fut un élément déclencheur tant dans sa vie personnelle, dans sa carrière sportive que professionnelle.
Ses sentiments pour les chevaux sont restés intactes ; elle pense même que son accident les a décuplés. Les liens sont forts entre Celine et Amanta : cette dernière la pousse à donner le meilleur d’elle-même. « Amanta est ma dernière jument : je n’aimerai pas essayer de retrouver la magie qui nous unit. J’aimerais lui faire honneur pour tout ce qu’elle m’a donné ».